Un chant à la vie dans une performance en hommage à la Femme, incarnée par Christelle Hodencq et mise en musique par Laurent Demartini.
Lendemain de Révolution.Veille de Dictature. Le soldat Tchoumalov rentre chez lui après 3 ans d’absence.... Mise en scène Marion Descamps.
Croisement(s) c’est l’amour sous toutes ses formes, universel, frontal, sans concession(s),rempli de tendresse et de barrières qu’on se dresse : « Je ne veux pas de demi mesure. Je veux tout. En toute conscience. Là maintenant tout de suite. Ou alors je ne veux rien. Mais alors rien du tout. » Croisement(s), c’est un texte qui se dit, qui se mâche, qui se vit.
Vladimir et Estragon sont au rendez-vous. Ils attendent au pied de l’arbre. Godot doit arriver à la tombée de la nuit. Nous attendrons, ensemble, que quelque chose se passe, alors nous pourrons glisser, chacun, au fil de nos rêves car une seule chose est sûre : on ne peut pas tuer le temps. La nuit galope et viendra se jeter sur nous au moment où nous nous y attendrons le moins.
Joute discursive et musicale qui s’appuie tout particulièrement sur la démarche du Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du Président Sarkozy de l’historienne Adame Ba Konaré, et qui fait entendre les voix de Amadou Hampâthé Bâ, Victor Hugo, Nicolas Sarkozy, Georges Hardy, Aminata Traoré, Victor Schoeolcher, Thomas Sankara ; ainsi que les sons de la flûte peule, du tama et du goni.
En errant seule lors d’un voyage interdit, Elle croise et recroise les souvenirs de son père, sa sœur, ses camarades de classe, sa mère. Autour d’une jupe trop courte, le désir de séduire, la place du corps, l’amour paternel, l’interdit et l’obsession sexuelle sont évoqués comme autant de fantômes qu’Elle laissera peu à peu derrière elle, pour revenir de sa fugue plus lucide et plus mature. Un voyage initiatique express, clignotant comme un néon rouge.
Gore se présente comme une révision scénique de certains codes appréhendés de films de série B, autant de science fiction que d’horreur, à petit budget.
Léopold a ramené Franz chez lui dans un but bien précis : coucher avec lui. Or, Franz est fiancé à Anna. Gouttes dans l’océan est une pièce tragi-comique sur la dépendance et la manipulation des êtres. Dominer l’autre pour survivre et supporter sa propre souffrance, à défaut d’être heureux..
C’est un jeune cadre dynamique qui travaille d’arrache-pied dans un « open space », jusqu’au surmenage. Choc. Rébellion de l’âme. Quittera Paris, bureaux, écrans, cravates. Cherchant à reprendre souffle, l’apprivoiser, s’apprivoiser... Sur son chemin, d’autres ; un prof, un compositeur russe, des chiens... Méditation poétique pour deux voix, ce spectacle inspiré d’histoires vraies est né de l’amitié entre un écrivain et un consultant. L’espace s’ouvre par la poésie et le théâtre. La musique du violoncelle, les chants, le jeu de ces deux vivants : Lui, Jean-Baptiste ; et Elle, Emma.
Ce groupe d’artistes propose des spectacles d’arts mêlés ayant pour forme le soundpainting : une dizaine d’artistes, musiciens, danseurs, comédiens s’embarquent dans des jeux d’improvisation dirigée où la musique, les voix et les corps s’interpellent. Le soundpainting est un langage de composition en temps réel. Créée dans les années 1980, cette méthode permet à des artistes improvisateurs de tout horizon de jouer ensemble sur un même spectacle. Tout est orchestré par un chef qui indique aux performeurs des actions grâce à des signes répertoriés. Ces signes permettent de désigner l’action mais aussi son contenu et sa manière de l’aborder.
Un bestiaire mêlé de mélodies intemporelles, de dissonances musicales et de cruautés textuelles. Une jonglerie ludique et grave qui nous plonge dans l’univers onirique du poème, proche de la fantasmagorie de l’enfance, subtilement et malicieusement érotique.
Deux hommes prisonniers de leurs souvenirs, naviguant entre l’imaginaire et la réalité, toujours sur un fil ténu comme deux funambules marchant sur le fil de leur mémoire avec le souvenir de ce qu’ils ont été et la sensation de ce qu’ils sont devenus, ce qui fait qu’ils sont ce qu’ils sont et ce qui fait qu’ils peuvent aussi être quelqu’un d’autre, un équilibre fragile qui peut sans cesse les faire basculer d’un bord à l’autre, pour se retrouver ou se perdre... un temps.
Deux êtres qui s’aiment, épris d’un amour fou, absolu. Passionnés, entiers. Deux êtres en proie aux doutes, par rapport à la force de leur amour, leurs parcours, ce qu’ils sont capables de vivre, de donner ou de ne pas donner, ce qu’ils ont envie de vivre, ce qu’ils se disent, la trace de l’amour qu’ils veulent laisser... Et la musique, la musique qui exulte leur corps, leurs cœurs, leur amour, leur souvenir...
« Comment dégonfler le discours sarkozyste, son enflure, son arrogante vacuité ? C’est une clownesse magnifique, qui a trouvé l’idée, aussi simple que géniale : s’emparer d’un vrai discours prononcé par le blablateur en chef, et le défoncer à coups de langue et de dents, lui faire subir les outrages d’une dyslexie galopante, le réduire en bouillie, le recracher tout tordu et rétrignolé, bref, le passer au karcher... » Le Canard Enchaîné
Ancré dans l’absurdité de la société moderne, un « sujet » qui se cherche, qui se dit, tantôt à tout bout de champ, tantôt en catimini, en interrogation. Une singularité incarnée par deux femmes parlant et se déplaçant l’une après l’autre, l’une sur l’autre, l’une à la place de l’autre, tantôt sans s’entendre, tantôt sans se voir, dans un décor qui se construit en direct. Une pièce qui cherche à affirmer un « je » singulier et unique, avec légèreté, dérision et poésie.
Fin des années 1950, Nelly, cliché du glamour hollywoodien, vit le rêve américain dans toute sa splendeur, jusqu’au jour où tout bascule...Où est le rêve ? Où nous mène cette folie de vouloir devenir quelqu’un à tout prix ? Sous un ton léger et parfois caustique, « Une chambre à Hollywood », pièce psychologique mêlant comédie et drame hollywoodien, nous plonge dans les eaux troubles de nos plus intimes projections.
Un appartement, et dans le salon central 4 personnages qui se croisent, se jaugent, s’inventent au gré de leurs illusions. Quatre solitudes qui se croisent sans se rencontrer. Une langue musicale jusqu’à l’obsessionnel, qui nous fait entendre les secrets enfouis, les dissimulations, les mensonges peut-être.
l’Art Studio Théâtre - Adresse postale : 299 rue de Belleville, 75019 PARIS (ast@artstudiotheatre.org)
Entrée par : 120 bis rue Haxo, M° Télégraphe ou M° Porte des Lilas (Paris 19e) - Tel : 01-42-45-73-25